Le bonheur au bout du chemin

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 Al Khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou 'anhou

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anonyme7



Masculin Nombre de messages : 95
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Date d'inscription : 11/08/2008

MessageSujet: Al Khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou 'anhou   Lun 8 Sep - 19:58

BismiLlâh Er-Rahmân, Er-Rahim.

Salam 'aleikoum wa rahmaToullâhi wa barakaTou

Lisez et admirez le courage d'un homme que trop peu de gens connaissent. Malheureusement dans cette société, les HEROS sont ceux qu'ont voit à la télé, comme les joueurs de foot, les chanteurs, les acteurs de cinéma.... C'est vraiment triste, quand on sait que notre histoire, celle de l'islam, regorge de héros au courage légendaire et qui défie tout les contes. Ces gens auxquels je fait allusion ne sont autres que les Sahabas radhiAllâhou'anhoum (compagnons du Prophète ), et ce post est consacré à l'un d'entre eux, Al-Khabbâb Ibn 'Adiyy. Je lai choisit parce que j'estime que sa renommée n'est pas assez à la mesure de ce qu'il a fait. Si on demande à n'importe qui son histoire, je ne sais pas si beaucoup de gens seront en mesure de la raconter. Pourtant, Vous verrez inchAllâh que ce qu'il a fait, peu de gens sur cette Terre pourront s'en vanter le jour de la ressurrection...



"Par Allâh, jamais je n'accepterai d'être au mileu de ma famille, jouissant des plasirs de ce monde, alors que Muhammad souffre de la puqûre d'une épine !".


Abû Sufyân (qui était le chef de La Mecque et qui à l'instant qui nous occupe, faisait encore parti des mécréants) ne croyait pas si bien dire en parlant des compagnons en ces termes : "Jamais, disait-il, je n'ai vu des hommes aimer tant l'un des leurs que les compagnons de Muhammad aimait celui-ci." Et pour cause !!! Abû Sufyân savait de quoi il parlait. Cette réaction, il l'eût en voyant Al-Khabâb Ibn 'Adiy accepter de mourir héroïquement crucifié plutôt que de voir le messager d'Allâh souffrir de la piqûre d'une épine.

Al-Khabâb ibn 'Adiy, cet homme capable d'un tel acte d'héroïsme et de grandeur d'âme, était de la tribu des 'Aws, célèbre à Médine, avec celle d'Al-Khazraj. (Souvenez vous que le Prophète à effectué une émigration de La Mecque vers Médine qu'on appelle l'Hégire. Les gens qui ont ainsi émigré avec lui sont surnommé "les Muhajiruns". Sur place, à Médine, le pouvoir était divisé en trois parties : les juifs, la tribu des 'Aws et la tribu des Khazraj. Ces deux dernières tribus se sont convertis en majorité à l'islam. C'est eux qui se sont chargé de l'accueil des émigrants venu de La Mecque (Muhajiruns), et qui forment ce que l'on appelle le groupe des Ansârs.) C'était donc un des Ansârs qui avait accueilli le Messager d'Allah et cru en sa mission. C'était un fervent croyant qui côtoyait le Prophète et apprenait de lui la science et la sagesse. Il cherchait toujours à affermir sa foi et à se rendre vertueux en se surpassant dans la science, la vertu, et la piété.

Lors de la bataille de Badr (la première bataille que livrèrent les musulmans), il se distingua par son héroïsme à l'instar de ses frères dans la foi. Parmi les qurayshites, qu'il tua à Badr, il y avait Al-Hârith Ibn 'Amr Ibn Nawfal, un des plus ardents ennemis de l'Islam. Al-Khabbâb ne tua pas cet homme par haine ou par désir de vengeance mais parce que lui-même et ses semblables voulaient l'empêcher d'adorer Allah et de pratiquer sa religion. Or, les enfants d'Al-Harith (le défunt), apprenant la mort de leur père, retinrent le nom de celui qui l'avait tué et jurèrent de venger leur père.

Les jours passèrent, Al-Khabbâb et ses frères, sortis victorieux de la bataille de Badr revinrent à Médine pour s'adonner en toute quiétude à l'adoration d'Allâh et à leurs activités de tous les jours. Al-Khabbâb, préoccupé par son salut, se surpassait en multipliant les actes d'adoration. Il passait la nuit en prière et le jour, il était en état de jeûne, le souvenir d'Allâh toujours présent.

Il fut choisit par le Prophète pour faire parti d'un groupe de compagnon conduits par 'Âsim Ibn Thâbit, qui devaient se rendre dans les environs de La Mecque dans le but de sonder les intentions des qurayshites qui s'adonnaient à des préparatifs de guerre pour prendre leur revanche sur leur défaite de Badr.

Le groupe partit pour accomplir sa mission, sans se douter que la trahison et la forfaiture de certains membres de la tribu de Hayyân allaient causer sa perte. En effet, parvenus à un lieu appelé Hudayl, situé entre 'Usfân et La Mecque, les dix compagnons formant le groupe furent pourchassés par les gens de la tribu de Hayyân, qui lancèrent à leurs trousses 100 de leurs meilleurs archers, dans le but de les dépouiller de leurs biens et de les vendre comme esclaves. Les musulmans réussirent à semer les poursuivants, mais pas pour longtemps, hélas. Apercevant des noyaux de dattes laissés par le groupe de compagnon dans leur fuite, certains des poursuivants passés maîtres dans l'art de la poursuite, dirent à leurs compagnons : "Ce sont des noyaux de Yathrib. Suivons leurs traces afin qu'elles nous mènent à eux !".



Ils suivirent donc les noyaux semés sur le sable jusqu'à ce qu'ils virent de loin le groupe de musulman essayant d'échapper à la horde qui les poursuivaient. S'étant aperçu du danger, 'Âsim Ibn Thâbit, commandant le groupe des compagnons, donna l'ordre à ses hommes de monter sur le sommet d'une montagne afin de se mettre à l'abri de leurs ennemis. Mais leurs poursuivants réussirent à les rattraper et à les encercler. Pris au piège, les musulmans ne trouvèrent aucune issue pour s'échapper et durent se résigner à combattre un ennemi dix fois supérieur. Les archers qui les assiégeaient, leur demandèrent de se rendre en s'engageant à ne pas leur faire du mal. Mais 'Asim, le chef des msusulmans, refusa catégoriquement en disant : "Par Allâh, je ne me mettrai jamais sous la protection d'un qurayshite quoi qu'il arrive ! Ô Allâh, raconte ce qui nous arrive à Ton Messager !". Il n'avait pas tort, car ils n'avaient aucune parole à donner ni aucun engagement à tenir. Ils lancèrent une nuée de flèche qui tua 'Asim et six de ses compagnons. Aux trois survivants dont Al-Khabbâb, ils réitérèrent les mêmes promesses pour leur épargner la vie. Les trois compagnons acceptèrent de se rendre et descendirent de leur position. Aussitôt, les archers s'emparèrent d'eux et essayèrent de les ligoter. Ils parvinrent à attacher Al-Khabbâb et son compagnon Zayd Ibn Ad-Dathina, mais le troisième homme, voyant l'acte de trahison, essaya de résister et fut tué. Il tomba en martyr comme ses autres frères qui moururent fidèle à leur foi et à leur serment envers Allâh et Son Messager.

Quant à Al-Khabbâb et son compagnon Zayd, ils furent emmenés ligotés jusqu'à La Mecque où on les vendit comme esclave. C'est alors que le nom d'Al-Khabbâb parvint aux oreilles des fils d'Al-Hârith, l'homme que notre pieux compagnon tua à Badr.
Ils se rappelèrent avoir juré de venger leur père. Leur haine et leur désir de vengeance se réveillèrent et ils décidèrent de les assouvir en mettant la main sur lui à n'importe quel prix. Le calvaire d'Al-Khabbâb venait de commencer. Un calvaire, certes, mais aussi une mémorable leçon de courage, de fidélité et d'amour, et plus que cela, une démonstration de piété. Zayd Ibn Ad-Dathina, son compagnon, fut tué après avoir subi les pires sévices. Quant à Al-Khabbâb, ses bourreaux semblaient éprouver une véritable jouissance à le faire souffrir. Attaché jour et nuit, sans boire et sans manger, ses bourreaux le soumirent à un chantage ignoble : renier Muhammad et sa religion, et avoir la vie sauve. Mais ils se trompaient en croyant que des hommes de la stature d'Al-Khabbâb s'abaisseraient à accepter un tel chantage. Ils ne connaissaient pas la valeur de la foi et l'amour lorsqu'ils s'installent dans le coeur d'un homme et le rende insensible et indifférents à toutes les tentations de ce bas monde. Al-Khabbâb était dans cet état. Allâh était avec lui et le soutenait dans cette épreuve. Il l'avait donné la paix intérieur et la sérénité. Il pourvoyait aussi à sa nourriture. Un jour, une des filles d'Al-Hârith entra là où il était emprisonné, et ô miracle, elle le vit en train de manger des raisins. Elle ressortit aussitôt, en criant aux gens : "Par Allâh, je l'ai vu manger une grappe de raisin !".



Elle ajouta : "Je crois que c'est un bienfait d'Allâh à l'égard d'Al-Khabbâb !".

Allâh accorde ses bienfaits à qui Il veut d'entre Ses serviteurs. Le Qur'ân nous raconte comment Marie, la vierge, qui n'était pas du nombre des prophètes, recevait de la nourriture et des fruits hors saison alors qu'elle vivait retiré dans un temple.

فَتَقَبَّلَهَا رَبُّهَا بِقَبُولٍ حَسَنٍ وَأَنبَتَهَا نَبَاتاً حَسَناً وَكَفَّلَهَا زَكَرِيَّا كُلَّمَا دَخَلَ عَلَيْهَا زَكَرِيَّا الْمِحْرَابَ وَجَدَ عِندَهَا رِزْقاً قَالَ يَا مَرْيَمُ أَنَّى لَكِ هَـذَا قَالَتْ هُوَ مِنْ عِندِ اللّهِ إنَّ اللّهَ يَرْزُقُ مَن يَشَاءُ بِغَيْرِ حِسَابٍ
3.37. Fataqabbalaha rabbuha biqaboolin hasanin waanbataha nabatan hasanan wakaffalaha zakariyya kullama dakhala AAalayha zakariyya almihraba wajada AAindaha rizqan qala ya maryamu anna laki hatha qalat huwa min AAindi Allahi inna Allaha yarzuqu man yashao bighayri hisabin
3.37. Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie . Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : “ô Marie, d'où te vient cette nourriture ? ” - Elle dit : “Cela me vient d'Allah”. Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.
3.37 . And her Lord accepted her with full acceptance and vouchsafed to her a goodly growth ; and made Zachariah her guardian . Whenever Zachariah went into the sanctuary where she was , he found that she had food . He said : O Mary! Whence cometh unto thee this ( food ) ? She answered : It is from Allah . Allah giveth without stint to whom He will .

Après avoir désespéré de le faire revenir sur sa foi, les bourreaux traînèrent Al-Khabbâb jusqu'à un endroit appelé At-Tan'îm où ils décidèrent de le crucifier. Serein, la face rayonnante, Al-Khabbâb leur demanda de le laisser accomplir une dernière prière. Ils le laissèrent, croyant que ces moments de répit allaient lui permettre de se ressaisir et de revenir à de meilleurs sentiments vis-à-vis de leurs "dieux". Mais notre pieux compagnon était déjà dans l'autre monde et il se préparait à rencontrer son Seigneur. Il accomplit sa prière de deux génuflexions, le cœur en paix, souhaitant s'absorber totalement dans cet état de béatitude et ne plus en sortir. Mais il craigna que ses bourreaux ne pensent qu'ils veuillent ainsi échapper à la mort. Il se tourna alors vers eux et leur dit :

"Par Allâh, si vous ne me soupçonniez pas de craindre la mort, je prierai encore et encore !"

Il leva ensuite ses bras en signe d'invocation. Il les regarda enfin attentivement et dit ces paroles célèbre qui resteront comme le symbole du courage et du sacrifice pour la foi :

"Maintenant que je suis musulman, je ne me soucie guère de mourir. Et puisque ce sera pour la cause d'Allâh, Il donnera Sa bénédiction aux membres d'un corps lacéré."

Notre héros fut attaché à une croix faîte en tronc de palmier, laquelle fut fixée à un arbre. Et son supplice commença. Ses bourreaux en firent la cible de leurs lance et l'objet de leurs sarcasmes. Mais lu n'avait aucun regard pour eux, il eût cependant une réaction lorsqu'on lui dit :

Les mécréants :-"Aimerais-tu que Muhammad soit à ta place et que tu sois, sain et sauf au sein de ta famille ?"

Al-Khabbâb Ibn 'Adiyy : "Par Allâh, répondit-il, jamais je n'accepterai d'être au mileu de ma famille, jouissant des plasirs de ce monde, alors que Muhammad souffre de la puqûre d'une épine !".

Cette réponse sublime inspirera à Abû Sufyân ces paroles : "Jamais je n'ai vu des hommes aimer l'un des leurs comme les compagnons de Muhammad aimaient celui-ci." Et les bourreaux s'acharnèrent sur le corps de leur victime. Avant de rendre son âme pure à Allâh, il L'invoqua une dernière fois en ces termes.
"Ô Allâh, nous avons accompli la mission de Ton Messager, informe-le de ce qui nous arrive !"
Allâh exauça l'invocation de son fidèle serviteur. Le Messager d'Allâh qui était assis en compagnie de ses compagnons dans la mosquée de Médine, reçut par inspiration, la nouvelle du supplice d'Al-Khabbâb et de ses frères. Aussitôt, il appela Al-Miqdâd Ibn 'Amr et Az-Zubayr Ibn Al-'Awwâm et les envoya vers le lieu du supplice où le corps d'Al-Khabbâb était encore crucifié. Les deux compagnons prirent leurs montures et se dirigèrent vers le lieu indiqué. Le corps d'Al-Khabbâb était encore sur la croix. Ils le firent descendre avec douceur et l'ensevelirent dans une tombe creusée dans le sable. Son corps retourna à la terre, certes, une terre perdue dans l'immensité du désert de l'Arabie, mais son souvenir, lui, restera impérissable.



Qu'Allâh soit satisfait d'Al-Khabbâb Ibn 'Adiyy. amine.

J'ai reprit la totalité de ce récit du livre que j'ai chez moi intitulé: "Les Compagnons du Prophète", Tome 1 -Les Premiers hommes de l'Islam- écrit par Messaoud Abou Oussama aux éditions Tawhid. Seules les mentions écrites en vert et entre parenthèses ont été ajoutées.

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MessageSujet: Re: Al Khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou 'anhou   Mar 9 Sep - 11:23

wa rahmatou Allah wa barakatouh,

pour ce poste magnifique. En lisant l'histoire d'El Khebbab, radhiya Allah 3anhou, j'en ai eu les larmes aux yeux, tellement j'étais touchée par son héroisme et surtout par son amour pour Allah et son prophète

Tu as raison mon frère en disant que les héros de nos jours sont les stars de cinéma voire même de la chanson....Quand tu vois un drogué être l'idôle de nos jeunes, ça fait peur.... Quand je vois tout ce qui se passe dans le monde je me dis que voilà encore des preuves de l'approche de la fin du monde. Allah yahdina et you3afina. Amine

Qu'Allah nous accorde la sagesse et imane et qu'il nous guide vers son droit chemin. Amine

Baraka Allah fik encore une fois pour ce récit magnifique. C'était tellement bien écrit que ça te donne envie de lire l'histoire jusqu'au bout, et d'en vivre même chaque instant. Machaa Allah. L'introduction est vraiment magnifqiue et très réussie, machaAllah.

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MessageSujet: Re: Al Khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou 'anhou   Mar 9 Sep - 18:55

Salam 'aleikoum wa rahmaToullâhi wa barakaTou

Wa fiki barakAllâh , amine pour ta doha.Moi aussi j'aime beaucoup l'histoire d'al khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou'anhou, qui nous donne là une véritable leçon de courage, de persévérance, d'endurance et de piété. J'apprécie surtout la manière dont elle est racontée par l'auteur qui s'appelle Messaoud abou oussama. Je tâcherai d'en apporter d'autres inchaAllâh.

Qu'Allâh te protège. amine.
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MessageSujet: Re: Al Khabbab ibn 'Adiyy radhiaAllâhou 'anhou   Aujourd'hui à 13:33

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